première partie.
Où en étions-nous? Je prends du retard. Les intellectuels diront "du recul". Je me reprends donc, et précise : je prends du recul.
!!
Nous avons rencontré nos voisins du dessous il y a déjà un petit moment, et c'est alors que nous prenions un verre chez eux, en fin de soirée, que l'idée leur était venue de nous emmener chez un de leurs ami à Acapulco.
Vous pensez bien: on a sauté sur l'occasion.
Vendredi 31 juillet, nous rentrons des fabuleuses ruines de Teotihuacan et à peine le temps de prendre nos maillots et une jupe qu'on étaient reparties vers la ville du soleil et de la fête.
Petit tour de table (ou de voiture) : nous 3 + Dany (notre voisin et as du volant), Mémo et Aldo.
Dany est un petit mexicain moustachu(pleonasmes de rigueur), une vraie pile electrique, un incroyable fêtard. Quand il n'est pas en train de se débaucher le week-end, il travaille à l'Assemblée le reste de la semaine. C'est également le cas de Mémo (Guillermo), qui lui est tout aussi petit mais bien gras et avec des petits airs de Michou. Aldo est quant à lui avocat, mais il a prend des cours de compta dans notre université, le Tec. C'est chez lui que nous allons... Après un voyage serré collé à 4 à l'arrière d'une Jeep (c'est ki-ki se tape le gras-du-bide à sa droite? C'est bibiii), entre disco-voiture et voiture-couchette, nous arrivons dans la maison d'Aldo...
Très bel endroit, tout Acapulco est illuminé à nos pieds. Il est 2h du mat. Il fait une chaleur scandaleuse... petit exemple pour les parfait(e)s femmes et hommes au foyer : baissez vous pour récuperer quelquechose dans le four chaud, ouvrez-le. Toute la chaleur vous prend à la gorge, vous ne pouvez plus respirer l'espace d'un quart de seconde, votre cerveau ne vous envoie peut-être pas directement l'image, car il vous préserve! mais il y pense! vous êtes au mexique, les pieds dans l'eau...Il n'y a pas de vent mais si il y en avait il vous chatouillerait la nuque avec tact et amour.
Très bel endroit.
Nuance: je n'ai pas dit "très belle maison".
j'espère que le propriétaire ne lira jamais ces lignes (je suis dans le doute), mais nous étions accueillies - commes des reines- dans le palace du mauvais goût. La couleur de la maison était jaune en exterieur, mais l'intérieur tirait sur toutes les nuances possibles de vert. Des vitres teintées partout (c'est d'un chiiic), du carrelage aux murs, des fontaines au milieu du salon, en fausses pierres (parce que c'est "in"), du bonheur en plaques. ou devrais-je dire "en plaqué"
Il est 2h du mat.
Jacuzzi et musique. On fait de la concurrence aux boites les plus connues du Mexique, qu'on peut voir depuis le jacuzzi. D'un bont goût flagrant, également, en fausses pierres amassées sur le carrelage de la terrasse.
Je ne me plains pas, je ne crache pas dans la soupe, même quand elle est servie dans un service de ploucs, je suis comme une folle avec une vue pareille, nous sommes en maillot dans la nuit et on se marre.
Quelle petites citations en Bonus:
Celle-ci fit danser la langue anglaise sur les accents respectifs des protagonistes :
Agathe (trempant le pied dans l'eau à l'arrivée sur la terrasse) "I'm pretty sure there are snakes in the pool, can you go?"
Memo : "Sure you can go naked in the pool first!"
Et celle-ci est révelatrice : nous nous rendons maîtres de cette idiome sans même nous en rendre compte...
Leo: "Como se dice " de nada" en español? " ...
Le lendemain nous nous sommes levés tôt pour aller a Cuesta del Pie, c'est à coté d'Acapulco (dont les plages sont plus remplies qu'une aire d'autoroute avec un Mac Donald un week-end du 14 juillet en provence) (c'est dire).
Dany n'a pas été se coucher avec nous après un passage à la piscine; lui ét mémo sont sortis jusqu'à 9heures du mat' au Classico, une boite très très UP sur le haut de la colline d'Acapulco. Ils sont venus nous reveiller sans même avoir dormi, et encore saôuls. Aldo est décidemment le plus sage et le moins idiot. En passant à la pharmacie, Dany brandit d'un coup d'un seul l'espèce de pistolet dont les caisses sont munies pour lire les codes bars, il court aussi loin qu'il peut du loin du fil qui l'attache en faisaint "piou piou", on pourrait se croire dans une parodie de matrix. Une mauvaise. Mais drôle!
Il y a un soleil incroyable.
On s'arrête au Tres Marias, une plage vide. Un petit hotel derrière, une piscine, un restau, des hamacs et des vagues.
Je me demande assez souvent pourquoi je redoutais de partir. Quelle folie.
Nous entamons un atelier bronzette.
Aventure à stricte valeur anecdotique: je vois au loin un blond sortir de l'eau. Maillot rouge, cheveux blonds. C'est tout ce que je vois. C'est déjà pas mal.
Vous commencez peut-être à le savoir, mais je repète la leçon. Traumatisme latent dans ma vie : j'ai un petit faible pour les blonds. oui. Je ne sais pas vraiment pourquoi...peut être ce petit garçon dont j'étais éprise lors de mes 4 ans, ou alors un transfert de ma mère...non. mon père, non plus. mon frère, non...Lorraaaaine!
toujours est-il que cela reste purement esthétique.
Bref. On s'en fout. J'ai vu ce beau blond sortir de l'eau - laissez votre cerveau vous envoyer d'autres images : Pamela Anderson qui sort de l'eau avec son maillot rouge, sa crinière trempée et sa petite planche dans la main (pour contraster très finalement avec le fait qu'elle même n'ai rien d'une planche). Et bien pareil mais en homme.
Bon. Je dis ca parce que quand même ça n'arrive pas tout le temps au Mexique, parole de scout.
Le temps passe. Je n'ai evidemment pas mes lunettes. Mais je ne suis pas vraiment myope non plus.
Occasionellement, on va dire que si... parce que quand j'ai été rejoindre Agathe un peu plus aux abords de l'eau, j'ai vu l'énergumène (pas Agathe : le blond).
Je dirais entre 50 et 70 ans (mais en tout cas bien frippé de partout). Et, non, pas les cheveux blonds, non... Les cheveux BLANCS. Oui.
Je vous raconte pas le choc.
Depuis je ne regarde plus les blonds, (et je porte mes lunettes au cas ou je ne pourrais pas m'empêcher de regarder).
Beurk.
Je me suis endormie dans un gros hamac jaune. Avec les wayfarer de papa (trop grandes) et un livre, autant dire qu'à coté des deux burrachos, je fais intellectuelle (je ne parle pas de mes deux collocs-que-j'aime mais bien de nos deux voisins. Quand ils parlent, ils disent "AYY Guey (héé mec) Que nos hice la vida para que terminamos asi todos los fin de semana? AAh guey, si nos veian los otros?"
J'vous l'fais pas dire.
Et puis comme ça me fatigue de ressemble à une intellectuelle, je m'endors rapidement dans mon hamac jaune.
Je pense que je ressemble à un gros burritos.
Mmh.
Je m'endors longtemps (il parait) et je fais un rêve qui m'a traumatisée tout le week-end.
J'organisais une fête dans un immense appartement - quelque part au mexique je crois- où je gardais des enfants anglais, et les parents débarquaient alors que tout le monde était sur le balcon. La mère était une femme psychorigide éffrayante, le père, au contraire, semblait cautionner mon entourloupe avec un coté d'autant plus effrayant.
Nous nous enfuyions tous et nous retrouvions dans un hotel-squat avec des escaliers en colimasson.
Et puis, d'un coup d'un seul, je suis devenue complètement démente sans ne plus pouvoir m'exprimer correctement. Mon cerveau semble fonctionner, mais je ne peux plus parler, sinon en disant n'importe quoi, dans tous les sens, avec des mots inventés et des sons étranges.
Je parcours ainsi plusieurs endroits, tous glauques, avec des fêtes, des gens, des lumières tamisées. Et puis, j'ai une vision. En noir et blanc, c'est mon grand-père maternel, qui passe devant moi. Il est rue du Four, en bas de chez moi à Paris. Il est très jeune, peut-être 30 ans, dans un blouson en cuir avec de la fourrure au col, et des lunettes d'aviateur. Il a un grand sourire, et il semble courir, en saluant tout le monde de sa main. Je le vois passer devant moi et je veux le retenir, l'empêcher de partir, mais il s'en va et il rentre dans la bouche de métro Mabillon. Je lui cours après et je tombe, je ne peux pas bouger et il s'en va.
Je me retrouve alors dans un des hotels lugubres où je trainais, en haut de l'escalier en colimasson. Quelques moments passent, mes parents viennent me chercher. Il savent que je suis devenue folle.
J'essaie de leur demander, s'il est arrivé quelque chose à mon grand-père, Papa me dit que oui. Mais ils sont complètement désemparés, choqués et dévastés par mon propre état. Je suis devenue complètement démente, et là est le véritable problème.
Maman m'amène dans une lagune, où je me repose sur des grandes feuilles d'arbres à la grandeur surnaturelle. Des amis sont venus. Les glaizal je crois, Amo peut-être. C'est flou. Elle m'annonce que deux amis de Lille - César et Ben- vont venir me voir. Un peu plus tard, je fais du bateau sur l'immense lagune, qui n'est au fait rien d'autre que la cité des ruines de Teotihuacan (au mexique, je l'ai visitée la veille) mais engloutie dans l'eau. C'est très beau. Nous sommes sur une espèce de bateau-mouche qui ressemble à une plateforme pétrolière.
Je crois que je ne suis plus folle à ce moment là.
Quand je me suis réveillée de ce rêve, le soleil était presque tombé, il flottait doucement à Pie de la Cuesta. il y avait une lumière tamisée, j'ai hésité à pronnoncer mes premières paroles, dans le doute! Tous se sont bien moqués de la femme-buritos qui venait de dormir trois heures avec un livre sur la tête.
Intellectuelle ratée!
J'aurais essayé.
Laissant ma folie derrière moi nous sommes tous rentrés chez Aldo. Détour au Mc Do pour les trois...filles (et oui), on a prit un 'doble queso". Et on s'est souvenu qu'ici tout était gras en un clin d'oeil. Wink. Et hop.
On s'est rapidement keketisées, Charlotte et Constance nous ont rejoint chez Aldo et on est parties au CLASSICO DEL MAR, une des boites UP d'acapulco. On est arrivées dans un endroit incroyable, entièrement en bois et toile, sur un toit qui surplombait la baie.
Des écrans géants de plusieurs maitres recouvraient un des murs, et dessus passaient des clips des années 1980... spécialité mexicaine. Ou plutôt, passion mexicaine.
Ici toutes les radios s'appellent "Años 80", tous les bus, taxis, supermarchés vous en font sentir le tempo, c'est presque indécent!
Quelle idée?
Et en boîte en plus!?
Soirée tout à fait sympathique néanmoins. On est plein de filles rigolotes et on rigole bien. Logique, me direz-vous. On a même terminé à faire nos opportunistes (le french style prend pas mal ici, c'est très chic). Mais un peu contre notre gré, un groupe de kékés mexicains nous avaient branchées un peu plus tôt - sans veritablement parvenir à retenir notre intérêt - ce qui changeat de manière scandaleuse lorsqu'ils atteignaient le top de leur kéké-attitude en commandant une bouteille de 13 litres de Moet&Chandon. Oui. Je le disais : c'est scandaleux.
Mais vous ne pouvez pas comprendre. On est au Mexique. Le champagne, c'est mieux qu'une bague en diamant. Ca ne se refuse pas, c'est comma ça. Si tu bois pas ta coupe maintenant, tu sais qu'il faudra attendre Noël. Alors tu bois ta coupe, et, pire, tu en redemande une autre la bouche en coeur, et ils sont trop contents de se mettre à trois pour soulever leur coffre-fort et te servir. Investissement à court-terme, certes, mais au moins ca fait marcher l'économie. SALUD!
Nous sommes rentrées nous faire un burritos en ville, au petit matin. Beurk.
Et puis le Dimanche est passé vite, nous avons dormit tard puis profité de la piscine (...toujours au top le jacuzzi et la musique disco, que voulez-vous, il faut bien) avant de rentrer à Mexico.
La fatigue se fit ressentir, Agathe se couchat dans le coffre, pendant qu'Elodie souffrait la proximité du gros bidon qui cuvait à coté d'elle. Joie.
Bien contentes de retrouver la Coyocassima : demain, c'est la rentrée.
Avec mes 15heures de cours en trois jours, je ne me plains pas.
C'est drôle comme nous nous sommes retrouvées le soir en rentran à la colloc, avec des nouveaux amis, enfin quelques numéros dans nos téléphones, et des gens pour nous raccompagner le soir. C'était notamment mon cas, lundi soir après mes 10 minutes de "cours" sur la Presse comparée. (Bon le prof est pas là, je le remplace. Bon, l'ordinateur ne marche pas donc..bon...rentrez chez vous). Un nouveau pote, "Dorian", est venu me voir à la sortie et m'a raccompagnée en voiture, il connaît mieux l'Europe que moi, a beaucoup voyagé, veut être journaliste et est vraiment sympa. Il a même une moustache qui ressemble à celle de Dali, ou, pour les eternels enfant, au Capitaine Crochet. Il me dépose, je suis bien contente de rentrer tôt, car ...
AMAURY EST A LA MAISON Ouaaaaaaaaaaaaaaaiiiiis! il a réussi à venir, je ne sais pas par quel miracle, mais il l'a fait, il est là, en chair et en os!
Je lui ai envoyé l'adresse un peu tard, il s'est retrouvé bredouille à l'aeroport, sans téléphone. Il a demandé de l'aide à un anglais assit dans un café, puis une québecoise est venue lui taper la tchatche, bref, non seulement il a réussi à rentrer mais en plus il s'est fait des amis. Coquin!
Il est à la colloc avec Elo, todo esta biiiieeen, et je suis ENCANTADA de le voir.
Le lendemain, mardi, on a été se ballader dans Coyoacan, notre quartier. On s'est marrés dans le marché, en cherchant des masques de catchs et des tenues adéquates : on vous aura prévenus, ce soir à la maison, c'est soirée LUCHA LIBRE. Et c'est un dress code. Oui.
La Lucha libre, c'est la version mexicain de catch. Ce sont des bêtes de foires pleines de muscles qui font semblant de se taper dessus -jusque là on voit- mais les "luchadores'' ont des masques incroyable(ment kitchs) et le but est de réussir à enlerver celui de l'autre.
Les catcheurs n'ont pas inventé la poudre, on leur en demandait pas tant. Ils font de la gonflette et ils se tirent les cheveux pour enlever leur magnifiques morceaux de latex à paillettes faciaux, ça nous diverti bien assez!
J'ai un cours de 19h à 22h, de "Politique extérieure comparée", je loupe donc les débuts de soirée - et mon prof joue du pipot comme un dieu. comme pan. mieux, même.
Je parviens même à me faire des amis: dans ce cours, 3 personnes viennent me voir à la pause, ils sortent d'échange avec la France, avec sciences-po, paris aix ou toulouse.
Il est 22h, je vais pour prendre un "taxi seguro" au coin du TEC, et je me retrouve avec 'Daniel' un mec du cours qui s'arrête acheter je-n-sais-quoi. Il propose de me ramener, et hop, un ami de plus. Celui-ci rentre tout juste de Aix, il parle parfaitement le français. Il a beaucoup voyagé, il aime Paris, il fait de la photographie et il a les cheveux longs. Pas de moustache.

A la maison, beaucoup de monde, tous en masques de catchs, les collocs ont fabriqué des capes, amo est magique, il est en orange avec la nape sur les épaules. Grand moment!
La soirée passe, il y a beaucoup de monde, je ne connais pas une grande partie d'entre eux, pas mal de mexicains - qui ne ressemblent pas à des mexicains- mmh.. ce sont donc des mexicains du TEC. Les mexicains du TEC ne sont pas gros, ils sont assez beaux et ont beaucoup voyagé. Des "bandes de mecs sympas" comme dirait amo.
Comme ils sont vrrraaaaiment sympas il ne se sont pas sentis obligés de partir avant 4h du mat, et comme j'ai cours à 7h, je décide de ne pas dormir. J'ai passé une sale journée...
En Histoire de l'Art j'ai en revanche eu l'aval direct de mon prof, qui m'a élu pour poulain malgré mon arrivée une heure après le début des cours.
"Eres francesa? Que suerte!"
"Hablas muyyy bien!"
héhé.
A la pause il vient me voir, j'ai le nez qui flotte dans un café pas bon. Je lève un sourcil " siii?"
Il a un papier sur lequel il a écrit "oeil". Et il me demande comment ça se pronnonce. "Oeil" dis-je dans mon plus beau français. Je dis "como Huevo, se dice OEUF". Quelle prof je fais.
Et puis tout le monde reviens en court.
"Eleonore Sylvie, puedes venir"
?
Alors déjà je suis toujours en train de comater, mais en plus je n'aime pas du tout la manie qu'ils ont tous de m'appeler "Eléonore-Sylvie". Je ne suis pas un prénom composé nom d'une pipe, appelez moi Leo.
En plus il m'appelle au bureau en bas de l'amphi, devant tout le beau monde.
Je suis presque gênée.
Il me dit en espagnol : "Je suis en train de lire un livre de bidule-truc en français et il y a deux mots que je ne comprends pas, aide moi."
"oui, certes"
Je lis.
"Apophatique et Apocatastase".
Mmmmh, c'est celàààà oui.
Alors "apophatique". Merci à vous, monsieur Perrin, mon gourou, pour avoir dit un jour "Cet espèce de débile qui ne sait même pas ce qu'apophatique veux dire" avec votre snobisme charismatique. Nous avons donc tous été nous renseigner.
A quelques vaches près, c'est l'approche qu'on a pu avoir de Dieu - mais qu'on peut avoir de beaucoup de chose - de façon négative. Je veux parler de la lettre A dans l'alphabet, je ne la cite pas mais je dit qu'elle n'est pas la lettre B, ni C, ni D, E, F, G etc. Je dis ce qu'elle n'est pas. Elle n'est pas ronde. Bref, vous m'avez compris.
Je pense que le prof a eu un peu plus de mal dans mon espagnol approximatif.
Quant à "apocatastase" je dois avouer qu'il m'échappait complètement. Rien qu'à sa lecture, j'ai cru que j'allais dégobiller mon jus de pomme (à la mexicaine = compote de pomme avec jus de sucre et p't'être même de l'huile) devant tout l'amphi.
Et puis je dis "peut-être un lien avec apocalypse monsieur?"
"Vous êtes formidables vous, étudiants français, vous savez tout. Vous parlez latin en plus. On vous apprend tout"
(ah bon?)
Je demande à utiliser son ordi, je tombe très vite sur Wikipedia. Et j'ai tenté de lui exlpliquer la vision stoiciste, puis biblique, puis j'ai encore eu le symptôme du jus de pomme.
"Muchas gracias"
ouais. toi aussi. je vais me rasseoir.
J'ai eu cours le reste de la journée.
J'ai vu Daniel, le Aixois au cheveux longs. Il m'a payé un Coca. J'étais décalquée.
J'ai fait tomber mon stylo par terre, un peu dans la boue. Je le ramasse sans même faire attention. Je suis une mimi-cracra, ça n'est pas vraiment un scoop...
Et puis je continue ma conversation.
Soudain il ouvre son sac et d'un coup d'un seul se lève : "Peux tu m'attendre? Je reviens tout de suite!" Il part au Galop. Il court je ne sais pas trop où. Je me dis qu'il a oublié quelquechose dans une salle de cours...?
Il revient en courant, avec un truc dans la main. Il me tend une serviette en papier.
Je reste dubitative, ...bah quoi?
Pour ta main! tu as un peu de boue!
Je regarde ma main, rien. La boue est mécaniquement passée de ma main à mon jean. (Jvous avait dit, mimi cracra...). Il est déçu. Je suis abasourdie!
Sont fous ces mexicains!
Je rentre le soir à la maison, je dors.
Jeudi nous avons été nous ballader avec amo, au musée anthropologique de Chapultepec.
On va d'avord au chateau de ce parc, il n'a rien d'extraordinaire. On est marrant parce qu'on parle comme deux nenettes tout du long, et puis d'ailleurs, on se dit que la Faye c'est mieux. Ouais. Bon. Et puis on s'arrête prendre des chips. Le symptome de la chips fait son apparition. MAIS C'EST QUOI LEUR PROBLEME AVEC L'HUILE DANS CE PAYS?
On prend des tacos.

MAIS C'EST QUOI...bon j'arrête. On se raconte nos vies avec Amo, et c'est cool...
jusqu'à ce qu'il se mette à pleuvoir. Pas un peu : beaucoupbeaucoup. On est perdus comme deux nigaud dans ce gigantesque parc, on s'est acheté des impers en sac-poubelle, on est beaux.
Ma chaussure se casse. Je suis pieds nus. Il fait moins 32435 degrés.
"On va au musée léo!"
"NON!"
"SI!"
On est allés au Musée.
C'était très beau. Mais j'étais pieds-nus, on est passés pour des romanos à taper des fous rires tout le temps. Mais c'était très beau quand même.
Mais... on est passés pour des romanos à taper des fous rires tout le temps. Oui je me répète : c'est à dire que Amo pète, pète et repète dans ce grand musée classieux ; il a d'ailleurs pété sur la gardienne dans un grand bruit de trompette - et, vous priant d'excuser mon humour scatophile de premier degré - je crois que j'ai rarement autant rit, poil au zizi.
On s'est dit plus tard que cet humour crado nous venait de Sylvie. Marraine et Tante, Sylvie, on rit on pète rien ne nous arrête.
Fin de la parenthèse.